22/06/2006

Un peu d'espoir dans ce monde sournois...


Ceux qui me connaissent savent bien que le genre « tantra à faire suivre à 123.674 personnes sinon, de grands malheurs vont s’abattre sur toi, ta femme va te quitter et ton ordinateur va perdre toutes ces données… » n’est pas ma tasse de thé.
Pourtant j’ai reçu le texte suivant et peu importe la source, je le trouve beau et simplement plein d’espoir pour le monde.

À un dîner de bienfaisance, le père d'un enfant handicapé a prononcé un discours inoubliable.
Le voici :

On dit que Dieu fait tout avec perfection...
Mais où est la perfection en Shay, mon fils ?
Mon fils ne peut pas comprendre les choses comme le peuvent les autres enfants.
Mon fils ne peut pas se souvenir des faits ni des chiffres comme le peuvent les autres enfants.

Où est donc la perfection de Dieu ?
Je crois,
a-t-il poursuivi, qu'en créant un enfant handicapé comme mon fils, la perfection que cherche Dieu est comment nous réagissons à cet enfant...

Voici une petite anecdote pour vous illustrer mes propos.
Un après-midi, Shay et moi nous promenions près d'un parc ou des garçons que Shay connaissait jouaient au base-ball.
Shay me dit : Penses-tu qu'ils me laisseront jouer ?
Je savais que Shay n'est pas du tout le genre de coéquipier que les garçons recherchent d'habitude, mais j'espérais que l'on permette à Shay de jouer.
Je demande donc à un des joueurs de champ si Shay peut participer.
Le garçon réfléchit pendant quelques instants et dit :
Nous perdons par six points et nous sommes à la huitième manche.
Je suppose qu'il peut faire partie de notre équipe et avoir l'occasion de frapper au neuvième tour. Shay poussa un sourire énorme.
On dit à Shay de mettre le gant et de prendre sa position.

A la fin de la huitième manche, l'équipe de Shay marque quelques points mais est toujours menée par trois points.
Au bout du neuvième tour, l'équipe de Shay gagne encore un point!
L'équipe a maintenant deux points de retard, les buts remplis et une chance de gagner le jeu. C'est au tour de Shay à frapper, risquant ainsi de perdre la partie !
Chose étonnante, on lui donne la batte.
On sait sans doute que c'est presque impossible de gagner, car Shay ne sait ni comment tenir la batte comme il le faut, ni comment frapper la balle.
Cependant, quand Shay s'approche du marbre, le lanceur avance quelques pas pour lober la balle assez doucement pour que Shay puisse au moins toucher la balle avec la batte.
Shay frappe lourdement au premier lancer, sans succès.
Un de ses équipiers vient à son aide et les deux prennent la batte en attendant le prochain lancer.
Le lanceur avance un peu et jette légèrement la balle à Shay.
Avec son équipier, Shay frappe un roulant vers le lanceur, qui le ramasse. Il aurait pu facilement le lancer au premier but, éliminer facilement Shay et le jeu se terminerait.
Mais voilà, le lanceur jette la balle très haut, dans le champ droit, loin au-delà du premier but.
Tous se mettent à crier : Cours au premier, Shay! Cours au premier!"
Jamais il n'avait eu l'occasion de courir au premier but.
Il galope le long de la ligne de fond, tout étonné.
Quand il atteint le premier but, le voltigeur de droite a la balle en main; il peut facilement la rendre au deuxième but, ce qui va retirer Shay qui court toujours.
Mais il lance la balle par-dessus le troisième but et tous crient: Cours au deuxième ! Cours au deuxième!"
Les coureurs devant Shay, transportés de joie, encerclent les buts en route au marbre.
Lorsque Shay s'approche du deuxième but, l'adversaire le dirige vers le troisième et s'exclame : Cours au troisième!"
Quand Shay passe par le troisième, les joueurs des deux équipes le suivent en s'écriant : Fais un circuit Shay!"
Shay complète le circuit, prend pied sur le marbre et tous les joueurs le soulèvent sur leurs épaules.
Shay est le héros ! Il vient de faire le grand chelem et de gagner le match pour l'équipe!

Ce jour-la, continue son père, les larmes aux yeux, ces 18 garçons ont atteint leur propre niveau de la perfection de Dieu.

Quelle belle histoire, vous dites-vous?
Devais-je la mettre en ligne sur ce blog ?
Bizarre que quand il s’agit de raconter une connerie, d’exploiter un fait d’actualité un peu limite ou insolite, on ne se pose pas la question.
Mais lorsque le sujet touche à nos propres convictions de vie, à nos convictions mystiques ou religieuses, à une certaine conception de la Morale, on n'a pas tant hâte que ça de les mettre en ligne.

Pourquoi ?
Tout simplement, pour ce qui me concerne, parce que je ne connais pas mes lecteurs (à l’exception de certains) et ne sait pas quelles sont leurs convictions et comment elles vont percevoir ce type de posts.
Bizarre que l'on soit plus préoccupé de ce que les autres pensent, mais non pas de sa perception de soi-même.

Je pense sincèrement que nous avons tous vocation à pratiquer les vertus cardinales, au moins la Justice et la Tempérance. Parce que le vrai challenge dans ce monde est à mon sens dans le Bien que l’on fait autour de nous, dans un Bien fait gratuitement, comme ça, parce que naturellement, nous sommes enfants de Dieu et avons ainsi le devoir de faire volontairement Sa volonté… de midi à minuit plein ;-) (private joke pour Lolo)

10:58 Écrit par Cityzen | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

St Thomas Très émouvante cette histoire. Est-elle vraie ? ou bien est-ce une parabole ? Mon côté sceptique me souffle qu'il s'agit là d'un de ces tantras, comme tu dis. J'aimerais tant qu'il se trompe...

Écrit par : Ferdie | 22/06/2006

Peu importe... ... que ce soit une légende urbaine ou un fait réel. L'important est l'idée qu'elle véhicule. Quoi qu'il en soit, il y a des milliers d'exemples dans le monde sur des petits gestes comme ça qui donnent un peu d'espoir sur la nature humaine...

Écrit par : Cityzen | 22/06/2006

Je l'ai également reçu et je l'ai fait suivre, contrairement à tous les autres messages menaçants de bonheur et de malheur. Qu'importe s'il est vrai ou non, il est plausible. Je suis mère d'un jeune homme handicapé mental, je sais la satisfaction que l'on ressent lorsque l'on accorde une place réelle à notre progéniture, une place plus grande parce qu'ils en ont besoin. Merci à toi de l'avoir publié.

Écrit par : veuve | 22/06/2006

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